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REVUE DES MARCHÉS DU QUATRIÈME TRIMESTRE 2021

Omicron n’a pas empêché le rebond boursier de fin d’année 

Ce trimestre fut placé sous le signe du statu quo, reflétant ce que nous avons pu voir au début de l’année. Des progrès ont été réalisés, que ce soit sur le plan de l’économie (au Canada, aux États-Unis et dans de nombreux marchés du monde), ou de nos façons de composer avec la pandémie.

Aidées par la sévérité apparemment moindre du variant Omicron, même s’il est plus contagieux, les économies canadienne et américaine ont continué de s’améliorer, le taux de chômage canadien s’abaissant à un niveau tout juste supérieur de 0,3 % au creux de janvier 2020. Quant aux bénéfices des entreprises, ils ont dépassé les niveaux prépandémiques.

Les investisseurs ont été récompensés par une autre année solide en 2021, couronnée par le « rebond du père Noël » au quatrième trimestre. L’inflation a grimpé de plus belle, atteignant des niveaux inégalés depuis des décennies. Quant aux taux obligataires, bien qu’ils n’aient guère bougé au dernier trimestre, ils avaient fait des gains plus tôt dans l’année, attribuables aux attentes de hausse de taux d’intérêt par les banques centrales. 

Actions canadiennes

Un trimestre robuste a permis de clore en beauté l’excellente année de l’indice composé S&P/TSX, qui a progressé de 5,7 % sur le trimestre et de 21,7 % sur l’année. Les matériaux, l’immobilier et la finance ont été les secteurs les plus performants, tandis que la santé et les technologies de l’information ont été les seuls à terminer le trimestre en baisse.

Actions américaines

L’indice S&P 500 s’est apprécié de 10,3 %, clôturant ainsi sur une belle note une très bonne année s’étant soldée par des gains totaux de 25,7 % (en dollars canadiens). Les meilleures performances du trimestre ont été offertes par l’immobilier, les technologies de l’information (ce secteur parvenant à finir en force après avoir connu un troisième trimestre particulièrement volatile) et les matériaux. Les meilleurs résultats de l’année ont été ceux de la finance et de l’énergie, le prix du pétrole brut par baril ayant progressé de 26 $ US.

Actions internationales

Les actions internationales ont aussi gagné du terrain (selon l’indice MSCI EAEO), même si ce n’était que d’un modeste 2,1 %, et ont enregistré un rendement annuel de 7,8 % (en dollars canadiens). Comme c’est le cas depuis mars environ, les marchés émergents ont été à la traîne ce trimestre-ci, terminant l’année en territoire négatif. Cette sous-performance s’explique à la fois par la faiblesse économique de la Chine et par la vigueur du dollar américain.

Titres à revenu fixe

Les marchés obligataires ont produit des résultats mitigés au cours de ce trimestre : les indices de référence de titres à revenu fixe canadiens se sont redressés modestement alors que les taux reculaient, et les obligations américaines à rendement élevé et les obligations de sociétés de qualité investissement ont bien fait. La plus belle performance est venue de la part des obligations américaines à rendement élevé grâce à un gain de 5,4 % (en dollars américains). Les obligations à rendement élevé ont tendance à augmenter en parallèle avec la hausse des taux d’intérêt.

Perspectives pour 2022

Nous nous attendons à ce que 2022 soit une autre année solide, mais que la croissance économique soit plus lente qu’en 2021. Conséquemment, nous prévoyons que cette croissance modérée se traduira par une progression modérée des bénéfices. Les marchés obligataires demeureront tournés vers l’inflation et la réponse des banques centrales : la hausse des taux pourrait bien se poursuivre. Même si l’année 2022 ne sera pas sans risque, nous nous attendons à une autre année profitable pour les investisseurs.